Oui, je sais, tout le monde adore l'été. Mais moi pas. Je n'ai jamais aimé ça. Sûrement une des nombreuses manifestations du syndrôme du bon élève, associée à un isolement encore plus grand que le reste du temps.
Et puis l'été est violent: le soleil écrase tout, s'infiltre partout.
Ajoutez à cela des déceptions sentimentales concommitantes aux premiers beaux jours, et vous obtiendrez un cocktail explosif.
Et en fond, une bande son qui reste à jamais associée à ces moments, plus qu'à tout autre moment de l'année.
Revue de détail de mes derniers tubes estivaux personnels.
Eté 2006:
La place que je voulais mienne est subitement occupée par un imposteur. Et la dernière salve des proches quittant Bordeaux est annoncée pour la rentrée.
En fond, et pour toujours, Anja Garbarek et son "Last trick".
Eté 2007:
Ne pas tirer sur le pianiste.
L'Ipod d'E+ coincé dans le maillot de bain, j'écoute à fond CSS en me dandinant : Let's make love and listen to death from above.
Eté 2008:
Horizon des désirs éclairci; réalisation toujours défaillante.
Partout autour résonne MGMT.
Eté 2009:
La pire des déceptions. Espérons d'ailleurs qu'elle ne sera jamais surpassée par personne.
Sur le front du son, encore tôt pour savoir. Mais il se pourrait bien que les grands vainqueurs soient Passion Pit,emmenés par le bon-pour-l-internement Mickael Angelakos.
*Le meilleur titre du dernier album de l'excellent Dominique A.
















